Ca fesait 7 mois que j étais avec mon copain, nous avions des relations protégées, je ne me suis donc souciée de rien, j avais du retard mais ca m'etais déjà arrivé, j'avais du mal à accepter l'idée que j étais surement enceinte, je me sentais tellement bien et je savais que si ma grossesse devenait vraiment concrete (un test positif, une prise de sang, l'échographie...) tout allais s'éffondrer autour de moi, je ne pouvais pas l assumer, le rendre heureux, lui offrir la belle vie qu'il méritait...
mais avec l'aide d'un ami j'ai decidé de me rendre au planning familial, j ai fait un test, évidement positif, j étais partagée entre l'envie de sourire et celle d'éclater en sanglot, mon coeur a tranché je me suis éffondrée, je savais ce qui allais suivre, je savais ce que j allais devoir endurer, la dure décision que j allais devoir prendre... j aimais déjà ce petit ange qui grandissait en moi, je ne voulais pas m'en séparer !
j'ai décidé de ne pas en parler à ma mere, j en ai parlé à quelques amies et mon copain était au courrant, mais je ne me doutait pas à quel point j allais être seule face à tout ca !
il fallai que je prennes une décision très vite, je ne pouvais pas garder mon ptit coeur, je n aurai pas pu lui offrir ce qu il méritait, j ai donc décidé d'avorter, surement la decision la plus dure de ma vie...
je devais faire une prise de sang, faire une échographie rapidement pour savoir de combien de semaines j étais enceinte...
Un ami ma pris rendez-vous pour une échographie, il s'est avéré que mon ptit bout avait 7 semaines, j ai entendu son petit coeur battre, ce son ne quittera jamais mon esprit, ce si petit etre devenait tout de suite plus concret, je prenais conscience qu'il était bien vivant... en sortant de là je me suis éffondrée .
j'etais donc enceinte de 7 semaines, il devenait urgent de prendre toutes les dispositions pour avorter, mon ami ma dc pris rendez-vous dans une clinique spécialisée, je devais rencontrée une assistante sociale ( c est obligée lorsque l'on est mineure! )
Ce rendez-vous a été tres difficile, elle ne m'aidait pas me culpabilisait,en sortant, j étais dépitée j avais le sentiment que j allais devenir une criminelle. Mais malgrés tout je ne pouvais pas reculer, je l'aimais ce ptit ange mais tout mon amour n'aurait pas suffit pour le rendre heureux...
voilà je devais me rendre à la clinique le mercredi 2 janver à 8h, pour subir une interruption volontaire de grossesse par aspiration. Les 2 jours d'avant ont été d une longueur, j étais anxieuse je n'arretais pas de pleurer, je me sentais tellement seule, j'avais besoin de soutient .
Ce jour la le 2 janvier 2007 on m'a donné une chambre, des médicaments et on m'a demandé de me calmer, les secondes me semblaient des heures interminables, je me rappelle de chaques bruits, chaques regards, chacuns de mes sentiments...Puis une infirmiere est venu me chercher, elle m'a conduit dans une salle minuscule avec un médecin, il m'a tout expliqué, je revois et ressent cet avortement comme ci c'était hier, la voix du médecin, les conseils de l'infirmiere, et surtout le bruit, ce bruit incessant et insupportable de l' aspiration ... puis cette phrase du médecin " ça y est c'est fini ! ", pour moi rien n'était fini, au contraire mon cauchemard des derniers jours continuait ...
puis on m'a ramené à ma chambre, je tremblais, j'étais effondrée, cassée, je n'étais plus moi, je ne vivais plus, une partie de moi avait disparue, la plus belle, maintenant il ne restait plus qu'une coque vide, une lache, une criminelle... plus rien n'avait de gout, plus rien n'avais d'importance, j'étais à nouveau seule et plus faible que jamais.